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Le Code criminel précise que pour être indépendant, dans le contexte d’une demande d’AMM, ni le médecin qui administre l’AMM ni celui qui donne l’avis « ne peut :

  1. conseiller l’autre dans le cadre d’une relation de mentorat ou être chargé de superviser son travail ;
  2. savoir ou croire qu’il est bénéficiaire de la succession testamentaire de la personne qui fait la demande ou qu’il recevra autrement un avantage matériel, notamment pécuniaire, de la mort de celle-ci, autre que la compensation normale pour les services liés à la demande ;
  3. savoir ou croire qu’il est lié à l’autre ou à la personne qui fait la demande de toute autre façon qui porterait atteinte à son objectivité. » (article 241.2 (6) du Code criminel) »

Le médecin qui évalue le patient par exemple dans un hôpital peut être accompagné de son résident ou d’un médecin en formation pour l’AMM. Ce qui importe, c’est que le médecin qui donne le second avis soit indépendant du premier au sens du code criminel. De plus, il importe de préciser que l’avis du second médecin doit être objectif et impartial et ne doit pas être influencé par ses convictions personnelles. « Un médecin dont les convictions personnelles de nature morale ou religieuse ne lui permettent pas de participer à l’AMM devrait s’abstenir de participer à cette deuxième consultation. » 

- Guide d’exercice et lignes directrices pharmacologiques, Collège des médecins du Québec, mise à jour Novembre 2017