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Non, c’est le patient lui-même qui doit consentir à recevoir l’AMM, et ce à au moins deux (2) reprises, soit lors de la demande et immédiatement avant l’obtention de l’AMM.

Par contre, selon la loi fédérale (Code criminel), un patient qui est dans le bras décisionnel MNRP (mort naturelle raisonnablement prévisible) et qui est apte à demander l’aide médicale à mourir peut, avec l’accord du médecin qui procèdera au soin, signer un document qui indique qu’advenant qu’il perde son aptitude à décider pour lui-même, le médecin peut tout de même procéder. C’est ce qu’on appelle la « renonciation au consentement final ».

Cette disposition permet par exemple à un patient qui a d’importantes douleurs de continuer de prendre sa médication même si cela devait lui enlever une certaine capacité décisionnelle. Il en est de même d’un patient qui sombrerait dans un léger coma en raison de sa condition. Le médecin pourra tout de même procéder à l’aide médicale à mourir, en accord avec les proches.